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Coloriage Mystere Disney Fnac

On peut dire que HBO sait créer l’événement ! Déjà à l’origine de nombreuses mini-séries au casting prestigieux, saluées par le public et la critique, sans même parler de ses séries cultes, la chaîne américaine a confié l’adaptation d’un roman à succès de Liane Moriarty (paru l’an dernier chez Albin Michel et réédité pour l’occasion) à David E. Kelley, créateur des séries Ally McBeal et The Practice, avec le réalisateur Jean-Marc Vallée à la réalisation et un casting féminin 5 étoiles : Nicole Kidman, Reese Witherspoon, Shailene Woodley ou encore Laura Dern.

Big Little Lies, diffusé depuis hier sur OCS City en US+24 se présente ainsi comme une oeuvre de 7 épisodes, auscultant les petites et grandes névroses des habitants d’une petite ville de banlieue californienne aisée, Monterey, où la plupart des femmes sont mères au foyer ou occupent au mieux un emploi à mi-temps afin de “s’occuper”. L’arrivée d’une nouvelle venue au sein de ce microcosme, Jane Chapman (Shailene Woodley), jeune mère célibataire, va provoquer des bouleversements et finir par précipiter le drame : un meurtre, évoqué tout au long de ce premier épisode, sans que l’identité de la victime, de l’auteur et encore moins le pourquoi ne soit dévoilé. Procédant par flash back, ce premier épisode nous montre comment Jane se lie d’amitié avec Madeline McKenzie (Reese Witherspoon) et Celeste Wright (Nicole Kidman) et comment un incident concernant son jeune fils Ziggy, six ans, va entraîner une véritable guerre des clans entre les trois femmes et Renata Klein (Laura Dern), la seule femme véritablement active du quartier, dont le statut de femme d’affaires lui vaut d’être la cible de mesquineries de la part des autres. D’un bout à l’autre, l’action est entrecoupée par des scènes d’interrogatoire, où les habitants sont interrogés par la police au sujet des trois femmes, laissant libre court aux remarques assassines et jugements péremptoires.

Décrit ainsi, le concept de Big Little Lies pourrait faire penser à Desperate Housewives, la série de Marc Cherry, dont la première saison se concentrait sur le mystère autour du suicide de Mary Alice Young, une femme au foyer sans histoires, dont la disparition faisait alors voler en éclats le vernis des apparences de cette petite banlieue proprette, révélant les secrets et les failles de chacun, et surtout chacune. Pourtant, le ton employé par le script de David E. Kelley et Liane Moriarty est bien différent. Alors que la série de ABC favorisait, du moins lors de sa première saison, une approche lorgnant du côté de Twin Peaks par sa dimension de soap satirique et l’omniprésence de la morte, Big Little Lies adopte une tonalité en apparence plus terre à terre, moins “carte postale américaine vintage”. Si l’humour et les commérages sont bien présents, et que chacune de ces femmes correspond au moins en partie à un certain stéréotype, ce jeu autour des archétypes est néanmoins un peu moins appuyé, et les émotions convoquées plus viscérales et moins théâtrales que dans Desperate Housewives.

Cinéaste talentueux, mais parfois prompt à certains tics et excès de pathos qui lui ont plus d’une fois fois attiré les foudres d’une partie de la critique, le québécois Jean-Marc Vallée (Démolition, Dallas Buyers Club…) adopte ici une réalisation élégante, teintée d’un onirisme pour l’instant très discret, mais qu’on ne serait pas étonné de voir se déployer davantage au fil des 6 épisodes restants. Il nous présente des personnages vivant en vase clos, en partie déconnectés des réalités du “monde extérieur”, mais aussi de ce qui se passe à quelques pas de chez eux. Des êtres plus complexes qu’il n’y paraît, dont les sourires ou l’assurance masquent une vulnérabilité menaçant de les engloutir. Il nous invite alors à découvrir ce qui se cache “sous la surface”, en s’attachant à nous faire rentrer progressivement dans le monde intérieur de ces femmes. Cela passe par quelques effets bien connus du cinéaste, comme des plans très brefs, à la manière de sensations fugaces ou de flashs annonciateurs de périls à venir. Et, alors qu’il en faisait trop dans Wild (déjà avec Reese Witherspoon), où ce procédé avait tendance à appuyer le pathos de la vie de son héroïne, ici, ces effets, bien dosés, attisent irrémédiablement la curiosité.

Enfin, outre son atmosphère mystérieuse et sa réalisation, Big Little Lies vaut le détour par son casting haut de gamme, réunissant des actrices ô combien célèbres et talentueuses, mais dont la carrière (hormis celle de la jeune Shailene Woodley, très courtisée) ne leur a pas nécessairement donné suffisamment de rôles à leur mesure ces dernières années. Ainsi, si Nicole Kidman a connu un récent retour en grâce avec la sortie du film Lion, où elle livre une prestation simple et puissante à la fois, on l’avait auparavant perdue dans des films de seconde catégorie. Même constat pour Reese Witherspoon, qui, hormis des seconds rôles convaincants (mais un peu trop limités) dans Inherent Vice ou Mud, est restée très discrète ces derniers temps.

Également productrices, les deux stars prennent un plaisir manifeste à interpréter leurs rôles, qu’elles incarnent avec toute la nuance dont elles sont capables. On sera ainsi ravis de constater que l’énergique Madeline, de prime abord assez irritante, sait baisser les armes face à sa fille aînée et dévoiler une facette touchante de sa personnalité. Quant à Nicole Kidman, elle donne à Celeste une allure tranquille et réservée qui n’est peut-être qu’un leurre, mais laisse deviner, au détour d’un regard, des abysses de doute. Enfin, la trop rare Laura Dern (Blue Velvet, Sailor et Lula), qui avait déjà “illuminé” l’excellente série de HBO Enlightened, brille dans un rôle à priori antipathique, qu’elle prend à bras le corps sans jamais tomber dans les clichés attachés aux femmes d’affaires. On sent que ce premier épisode met toutes les cartes en place afin de nous révéler les souffrances des héroïnes, et les scènes mettant chacune d’entre elle en scène au sein de leur quotidien sont suffisamment denses pour nous laisser deviner qu’elles feront l’objet d’un traitement approfondi.

Si la bonne impression laissée par ce premier épisode reste à confirmer avec le reste de la mini-série, Big Little Lies possède un potentiel indéniable, et tous les atouts nécessaires pour proposer aux spectateurs une version plus adulte et bien plus troublante des thèmes abordés par une série comme Desperate Housewives. Par ailleurs, même si l’écriture (de qualité) de David E. Kelley et l’auteure australienne Liane Moriarty prend surtout l’intrigue policière pour prétexte à cette plongée au sein de ce petit monde, le suspense autour du drame est savamment géré et donne envie de voir la suite, aidé par un casting de toute beauté. On attend donc le second épisode lundi prochain de pied ferme.

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